Organisation de la représentation citoyenne

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62
Date Submitted
2021-02-07 11:09:01 PM
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Bonjour,

J’aimerais porter un commentaire vis-à-vis le plan de participation du public.  Je suis citoyen de la communauté, résident du chemin du lac Hélène et membre de l’exécutif de la COC Wasamac.  Le projet Wasamac est un projet d’envergure et puisque celui-ci sera présent dans notre voisinage pour un temps important, il est important de jeter les bases d’une bonne communication avec le voisinage.  Comme prescrit par la loi québécoise, les promoteurs actuels du projet doivent former un comité citoyen.  La structure actuelle du projet prévoit donc un groupe de travail visant à discuter des différents enjeux.  Ce regroupement, majoritairement composer de citoyens inclus tout de même plusieurs autres groupes, pour la plupart, déjà structurer et fonctionnant avec une représentativité établie.  Ainsi, la ville de Rouyn-Noranda, les groupes autochtones, organisme parapublic ou privé seront invité à cette table.  La plupart de ceux-ci seront représentés par une personne élus ou nommés comme représentant et souvent rémunérés d’une façon ou d’une autre afin de remplir son mandat.  Il y a donc plusieurs personnes derrière celles-ci pouvant fournir un support et des mécanismes de consultation existent déjà au sein de ces organisations (liste de courriel, réunion planifier, etc.). 

Malheureusement, l’ensemble des citoyens ne bénéfissent pas de telle disposition puisque celle-ci n’est pas nécessaire en temps normal.  Il n’y a pas de « conseil de quartier » proprement dit, de moyen de rejoindre tout le monde facilement en étant certain que tous aient reçu l’information ou encore de personnes proprement choisi afin de représenter leurs regroupements.  Tout doit être réalisé bénévolement, soir et week-end et de manière plus ou moins représentative, au risque d’avoir sa voix mêler aux autres alors que l’on représente une fraction importante de la communauté.  Bref, la réponse au projet est désorganiser, inéfficace et lourde.  Cela nuit à l'ensemble des parties prenantes.

Bien que je suis en faveur du groupe de travail, il serait important de mettre en place un mécanisme intégrer afin de permettre des échanges citoyens et ainsi pouvoir présenter aux promoteurs des points de vue, idée et inquiétude.  Ces idées doivent être débattues entre citoyens avant de se présenter devant le promoteur afin que ce dernier soit un son de cloche fidèle de ce qui se présente sur le terrain.  Actuellement, c’est celui qui crie le plus fort qui est entendu. 

Plusieurs citoyens ne veulent possiblement pas s’impliquer dans le processus puisque celui-ci représente plusieurs heures de travail afin d’organiser, tenir et suivre une foule de rencontres.  Par contre, ces rencontres restent essentielles et les échanges ne peuvent pas avoir lieu une fois aux 6 mois.  De tel écart entre les communications ne favorisant pas la mise en place d’un lien de confiance. 

Pour ces raisons, je pense qu’un plan de participation du public doit inclure plusieurs rencontres citoyennes afin d’échanger sur des sujets précis.  Les sujets de discussion pourront être établis en fonction des lignes directrices ou encore soumis par les citoyens ou même le promoteur.  Je pense que des rencontres mensuelles de l’ordre de 60 à 90 min seraient intéressantes.  Ces rencontres devront aussi être invitantes puisque l’objectif est d’amener les gens à discuter.  Un souper fourni, un dédommagement monétaire, un service de navette, etc. sont des idées en vrac pour attirer les gens (le mandat pourrait facilement être confié à quelqu’un qui connait plus ça que moi…).  Ces rencontres ne peuvent pas être organisées par la minière directement puisqu’il y a toujours apparence de conflit d’intérêts et cela ne favorise pas la participation.  Il y a malheureusement eu beaucoup d’exemples de « comité citoyen » former de gens « trop » favorables aux projets et qui n’était pas légitime dans leurs actions. 

Parallèlement à cela, il serait important de s’assurer que l’information pertinente dégager de ces rencontres soit communiquer au promoteur de façon claire via un canal unique.  La COC Wasamac représente une alternative intéressante afin de faire le lien entre les citoyens et la minière.  Lors d’une première rencontre, l’établissement de ce canal de communication permettrait à tous ceux et celles qui désirent s’impliquer de donner son aval (ou non) à une telle initiative et légitimerait les actions de la COC Wasamac.

Bien qu’un soutien financier soit disponible pour ce genre d’initiative, cela représente encore une fois un travail supplémentaire pour ceux et celle qui désirent s’impliquer.  Le fait de devoir remplir formulaire après formulaire pour demander des remboursements de frais divers viendra peser davantage sur les gens voulant s’impliquer.  Un accompagnement serait nécessaire dans ces divers processus, principalement au début puisque je pense que rapidement les habitudes se prendront.

Finalement, il sera important de bien arrimer l’ensemble des processus (municipal, provincial et fédéral) afin que l’information soit la même partout et surtout éviter de répéter plusieurs fois le même message.  Cela renforce davantage l’importance de l’établissement d’un comité citoyen tel que la COC Wasamac et son soutien de la part des organismes gouvernementaux.

 

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Loïc Bureau
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Planning
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Public Notice - Public comments invited on the draft Tailored Impact Statement Guidelines and the draft Public Participation Plan
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Local Population
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