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La vie avant le profit

Reference Number
876
Date Submitted
2020-09-02 1:43:02 PM
Text

Le projet de gazoduc et d'usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au Saguenay, conjugué à d'autres projets en cours(1), met en péril la survie du béluga, une espèce déjà en voie de disparition, puisqu’il y augmenterait le traffic maritime de 300 % sur le Saguenay, et de 10% dans l'estuaire et que cette hausse considérable de la navigation entraînera une augmentation du bruit, alors que le béluga est un animal «essentiellement acoustique », qui dépend du son pour s'orienter et trouver sa nourriture, tel que le signale le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins - GREMM (bit.ly/34RrFsZ)

 

(1) Fonderie de Métaux BlackRock, mine d’Arianne Phosphate, GNL Jonquière, port en rive-nord du Saguenay et GNL Québec (Usine et agrandissement du port de Grande Anse)

Depuis cinq ans, on trouve chaque année en moyenne entre 15 et 20 bélugas morts sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Les bélugas du Saint-Laurent sont officiellement en voie de disparition depuis 2016 (bit.ly/2NylDaT)

On dénombrait jusqu’à 10 000 bélugas dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent à la fin du 19e siècle. On estimait la population à 1000 individus il y a 40 ans. On observe un lent déclin depuis le début des années 2000, avec une estimation d'environ 900 individus en 2012 (bit.ly/36TP2UD)

Les bélugas utilisent les sons pour se déplacer, éviter les obstacles, se reconnaître et créer une cohésion sociale ainsi que pour localiser et identifier leurs proies.(bit.ly/34IsOmq) Un trafic maritime important est associé à de hauts niveaux de stress chez le béluga, qui peut se manifester de plusieurs façons: une réduction de fréquence d'allaitement des petits, une dissociation du groupe familial, des retours à la surface moins fréquents, un évitement des endroits propices à contenir une quantité importante de proies s'il y a présence de bateaux, un dispersement du groupe anormalement rapide, la réduction des occasions d’accouplement. Plus les navires sont nombreux, plus ces réactions sont observées et donc, plus le niveau de stress associé est élevé. (bit.ly/34JfdLz) Ces effets peuvent nuire aux fonctions vitales des individus (alimentation, reproduction, soins parentaux, etc.) et au rétablissement des populations (structure démographique, taux de croissance, migration, etc.) (bit.ly/34IsOmq)

Dans un environnement comme le Saguenay, qui est un fjord, il y a beaucoup d'écho, un peu comme dans une église, ça va avoir tendance à résonner » - Florian Aulanier, chercheur en acoustique sous marine, Pêches et Océans Canada (bit.ly/36Tv5NJ)

Or il est « impossible » d’éviter l’habitat du béluga du Saint-Laurent, conclut GNL Québec, après avoir analysé 14 sites différents pour implanter son projet d’exportation maritime de gaz naturel Énergie Saguenay (bit.ly/3233Igu) La réduction du bruit est seul facteur sur lequel les humains peuvent avoir un impact important à court terme » - Robert Michaud, le président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) bit.ly/33zq8r3

Submitted by
Corinne Lavallée
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Species at Risk
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