Contrecœur Port Terminal Expansion Project
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- Ça suffit!
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- Chantal Rondeau
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Je m’oppose fermement à la destruction d’une nouvelle portion de végétation le long de la route 132. Le projet a déjà entraîné la disparition d’une grande superficie de forêt, d’arbres et de milieux humides qui servaient d’habitats aux hirondelles, aux tortues, aux renards et à de nombreux autres petits animaux. Ces animaux ont été perturbés ou chassés d’un milieu naturel qui est maintenant perdu à jamais.
On nous avait affirmé que les milieux humides détruits seraient recréés de l’autre côté de la route 132. Or, creuser des dépressions et les remplir d’eau ne recrée pas immédiatement un véritable milieu humide mature et diversifié. Le phragmite, ou roseau commun, commence déjà à s’y installer. Ces nouveaux aménagements ne sont donc pas équivalents aux milieux naturels qui ont été détruits et qui s’étaient développés pendant de nombreuses années.
J’ai également de sérieuses inquiétudes concernant le chevalier cuivré. Qui vérifiera réellement que les nouveaux herbiers plantés permettront à cette espèce de survivre? Qui inspectera les nichoirs qui ont été installés pour les oiseaux? Pendant combien d’années ces mesures seront-elles surveillées? Les résultats seront-ils rendus publics? Et si les herbiers, les nichoirs ou les milieux humides recréés ne fonctionnent pas, il sera trop tard! Il fallait le faire il y a 10 ans pour vérifier l’efficacité des mesures compensatoires avant de détruire. Quelles mesures correctives obligatoires seront imposées?
Depuis le début du projet, on nous promet des mesures de compensation et de protection, mais nous voyons surtout la destruction progresser. Maintenant, on demande encore une fois l’autorisation de retirer davantage de végétation. À quel moment considérerez-vous que suffisamment de milieux naturels ont été sacrifiés?
Je demande qu’aucune nouvelle portion végétalisée ne soit détruite tant qu’un suivi indépendant, transparent et public n’aura pas démontré que les mesures de compensation déjà réalisées fonctionnent véritablement. La sous-station devrait être déplacée vers un endroit déjà déboisé ou aménagé. La protection de ce qui reste du milieu naturel doit maintenant devenir une priorité.
Chantal Rondeau
- Date submitted
- 2026-09-10 - 8:19 PM
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